Tout d’abord, il faut savoir que le marché de l’électricité est segmenté en plusieurs parties : la production, le transport, la distribution et la fourniture. Chacun de ces segments génère des coûts spécifiques qui vont influencer le prix final payé par l’utilisateur. La production, par exemple, englobe les coûts liés à la construction et à l’entretien des centrales électriques ainsi qu’au combustible nécessaire pour générer l’électricité (nucléaire, fossiles ou énergies renouvelables). Le transport et la distribution correspondent aux coûts d’acheminement de l’électricité jusqu’aux consommateurs via les réseaux à haute tension puis à basse tension. Quant à la fourniture, elle représente le service clientèle, la gestion des contrats et la commercialisation. ce dernier segment est composé de nombreux acteurs, depuis le bien connu EDF jusque des plus confidentiels comme Alpiq.
Dans certains pays, les autorités règlementaires jouent un rôle majeur dans la fixation des tarifs d’électricité pour protéger les consommateurs contre les fluctuations trop importantes et garantir un accès équitable à ce service essentiel. Ces tarifs réglementés sont souvent établis sur base des coûts moyens estimés pour produire et acheminer l’électricité tout en incluant une marge raisonnable pour les fournisseurs.
Certains facteurs exogènes impactent également le prix comme les politiques environnementales qui peuvent introduire des taxes sur certaines sources polluantes ou subventionner les énergies renouvelables. De même, les fluctuations des cours mondiaux des matières premières indispensables à certaines productions électriques peuvent avoir un effet direct sur les coûts.